Manager sous pression – coaching entreprise inspiré plongée: ce que la plongée sous-marine apprend au management.
Résumé du live réalisé avec RH Solutions en mai 2026
Et si la plongée sous-marine offrait une grille de lecture précieuse pour mieux manager sous pression ? À travers mon parcours de coach et d’ancien entrepreneur dans la plongée, je partage une vision très concrète du leadership, fondée sur la confiance, l’anticipation, l’écoute des signaux faibles et la capacité à dire stop au bon moment.

Un parcours de coach forgé par l’expérience salariale en grand groupe et entrepreneuriale
Je suis Vincent Défossez, coach professionnel pour entreprises certifié, avec plus de trente ans d’expérience. Après une carrière de treize ans dans des directions marketing de grands groupes internationaux à Paris, j’ai changé de cap pour devenir entrepreneur.
Ma passion pour la plongée sous-marine m’a conduit à créer un organisme de formation professionnelle de plongée à Marseille, dans le sud de la France. J’y ai développé un organisme de formation innovant, capable d’accompagner aussi bien des débutants que des moniteurs, des plongeurs scientifiques ou des pratiquants de plongée extrême.
Cette double expérience, entre management, transmission et environnement à risque, nourrit aujourd’hui ma pratique du coaching pour entreprise. En 2019, je me suis certifié avec Linkup coaching pour accompagner dirigeants, managers, collaborateurs et équipes dans leurs évolutions professionnelles. J’ai par la suite cédé et transmis l’organisme Aquadomia pour me consacrer quasi exclusivement au coaching pour entreprise.
Pourquoi la plongée parle au management
Pour moi, le lien entre plongée et management est immédiat. La plongée peut impressionner, car elle renvoie à un univers inconnu, immersif et parfois anxiogène. On ne met pas seulement la tête sous l’eau : on accepte de faire confiance à un cadre, à un moniteur, à une méthode.
C’est exactement ce qui se joue avec un manager. Un collaborateur accorde sa confiance à une personne qui lui paraît solide, stable, attentive et rassurante. Le non-verbal compte énormément : la posture, le calme, le regard, la manière d’écouter et d’accueillir le stress des autres.
Dans cette logique, le bon manager n’est pas seulement celui qui sait, mais celui qui inspire confiance par sa façon d’ être.
Les situations difficiles ont un point commun, en plongée comme en entreprise
Les situations complexes en plongée et en entreprise se ressemblent sur plusieurs points. Le premier, c’est la mise en confiance. Sans elle, il est difficile d’avancer sereinement, de prendre des décisions ou de mobiliser une équipe.
Le deuxième point, c’est le lâcher-prise. Lorsqu’un environnement est rassurant, les personnes se dévoilent davantage, tombent le masque et expriment plus facilement leur réalité. Cela vaut pour un dirigeant sur un bateau de plongée comme pour un collaborateur dans un contexte professionnel.
Le troisième point est plus technique : la préparation. En plongée souterraine, chaque sortie se construit avec une rigueur extrême. On anticipe les risques, on prévoit des solutions de repli, on vérifie le matériel, les rôles et les capacités de chacun. En management, cette logique de préparation est tout aussi essentielle.
Trois niveaux de conscience pour le manager
Je distingue trois niveaux de conscience utiles à tout manager.
- Le premier est la conscience de soi. Il s’agit de connaître ses forces, ses limites, ses compétences et ses zones d’ombre. Cette lucidité personnelle est un socle indispensable pour garder la maîtrise dans les situations tendues. Sur le coaching de dirigeant, je travaille régulièrement sur trois aspects au niveau de la conscience : la vie pro, la vie perso et la vie intime. La vie intime, ce n’est pas la vie avec ta femme, avec tes enfants. C’est le temps que je consacre à moi-même qui me ressource pour être solide, pour encaisser les chocs.
- Le deuxième est la conscience de l’équipe. Un bon manager sait à qui donner de l’autonomie, qui a besoin d’un cadre plus précis, et quelles ressources sont réellement disponibles. Cela inclut les outils, le budget, les informations et la clarté des rôles.
- Le troisième est la conscience de l’environnement. C’est la capacité à anticiper le prochain virage, à imaginer les scénarios possibles et à garder une vision d’ensemble, même dans l’urgence.
C’est ce dernier niveau qui permet de ne pas subir les événements, mais de les accompagner avec méthode.
Savoir dire stop au bon moment
Un autre parallèle fort entre la plongée et le management concerne la limite. En plongée souterraine, on ne part jamais au hasard. Une quantité de gaz est définie à l’avance, avec une réserve prévue pour le retour et l’imprévu.
Si un seuil est franchi, la décision doit être simple : on fait demi-tour. Cette logique évite l’épuisement, la surchauffe et l’accident.
En entreprise, cette capacité à dire stop est tout aussi importante. Elle permet de protéger les équipes, de préserver la qualité du travail et d’éviter de pousser une mission au-delà de ce qu’elle peut supporter.
Grandir sans brûler les étapes
La plongée souterraine est une activité exigeante qui ne s’improvise pas. On y entre progressivement, avec de bons formateurs, de bons mentors et une montée en compétence par étapes.
J’insiste sur ce point : la zone de confort ne s’étend pas d’un coup, elle se construit. C’est vrai en plongée comme en management. On gagne en assurance par l’expérience, l’accompagnement et la répétition de situations mieux maîtrisées.
Cette progression graduelle est souvent la meilleure manière de développer une vraie solidité, sans se mettre en danger.
Les signaux faibles comptent autant que les chiffres
Quand il s’agit d’anticiper une tempête, les outils de pilotage sont utiles : tableaux de bord, indicateurs, modèles de prévision. Mais ils ne suffisent pas.
Les chiffres racontent le passé, pas toujours le futur. Pour anticiper, il faut aussi écouter les ressentis, les intuitions et les signaux faibles. En plongée, cela passe par l’observation de l’environnement, des conditions météo, de la houle, des courants, mais aussi de l’état des participants.
En management, c’est pareil. Si une équipe montre des signes d’inconfort, de tension ou de peur, ce n’est jamais anodin. Un bon manager doit savoir lire ces signaux, les prendre au sérieux et ajuster son action avant que la situation ne se dégrade.
Une lecture utile pour les managers de transition
Ce type d’approche parle particulièrement aux managers de transition. Ces profils interviennent souvent dans des contextes tendus, avec peu de temps pour comprendre, structurer et rassurer.
Mon apport est utile et important car je remet l’humain au centre. Dans les environnements de pression, la compétence technique ne suffit pas : il faut aussi une posture, une capacité à écouter, à rassurer, à anticiper et à décider avec calme.
La plongée devient alors une métaphore concrète du leadership responsable. On n’avance pas en force, mais avec méthode, lucidité et sang-froid.
Conclusion : manager sous pression en entreprise, c’est possible en respectant les fondamentaux, comme en plongée
Au-delà de l’image, le parallèle entre plongée sous-marine et management sous pression est riche d’enseignements. Il rappelle qu’un bon leader ne se contente pas de piloter : il crée de la confiance, prépare les équipes, lit les signaux faibles et sait s’arrêter à temps.
Dans un monde professionnel souvent tendu, cette vision du coaching et du management offre une approche à la fois humaine, pragmatique et exigeante.


